11 juillet 2012

Des petits papiers "anti-larmes"


Quand Matthieu est contrarié à cause d’une remarque qu’on lui a faite, d’une frustration intolérable pour lui ou d’un désaccord avec sa sœur, il ravale ses larmes et court écrire l’objet de son désarroi sur un papier. Une phrase lui suffit pour se calmer. Cela semble magique tellement c’est incroyablement efficace ! Et le plus formidable, dans tout cela, c’est qu’il a mis au point ce procédé seul !
On l’invitait déjà depuis des années à dessiner ; il avait utilisé avec profit la « boîte de l’autisme » que j’avais inventée quand il était petit.
Ses petits mots jetés sur le papier sont dans la même veine mais le fait que ce soit lui qui y ait pensé me remplit de fierté. C’est un pas supplémentaire vers une gestion autonome de ses émotions qui a été franchi.
J’ai scanné quatre petits papiers de Matthieu qui traînaient dans le bureau :


Voici d’autres exemples de phrases jetées sur le papier par Matthieu pour exprimer ce qu’il a sur le cœur :
            « JE VEUX LA DERNIERE MUSIQUE. »
            «  Ce n’est pas parce que je fais la toupie que j’abime mes pantalons. »
            «  Je ne marche pas penché. »
            «  C’est pas ma faute, c’est la faute du chien ! »
            «  Les échecs sont envolés. »